Category Archives: Economie

Sep

25

Une communauté de près de 300 000 personnes se devait d’avoir son propre salon sans une ville aussi cosmopolite que Montréal. C’est chose faite depuis deux ans.
 

Le deuxième Salon du développement Canado-Maghrébin se tiendra les vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre au Palais des Congrès de Montréal.

Loin de tout folklore que peuvent suggérer les regroupements communautaires, ce salon organisé par le Conseil des Maghrébins au Canada, un organisme qui a l’âge du salon qu’il chapeaute, veut « réunir dans un même lieu les principaux intervenants pour développer et promouvoir les intérêts des maghrébins au Canada.»

Il « sera l’occasion parfaite pour souligner le multiculturalisme de la société canadienne et l’importance de l’intégration linguistique, sociale et professionnelle de la communauté maghrébine », expliquent les organisateurs.

Le salon se déclinera en quatre pavillons : Associations et organismes gouvernementaux, Culture et tourisme,  Entrepreneuriat, emploi et service et finalement Éducation et formation.

 

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Montréal : Un salon pour les Maghrébins du Québec

25

Intervention de Mohand Amokrane Cherifi, expert algérien au PNUD et membre du directoire du FFS à Conférence Economique et Sociale tenue par le parti le 17 Septembre 2016 à Alger
 

1-La réponse aux questions économiques et sociales est avant tout d’ordre politique

La réponse aux questions économiques et sociales est avant tout d’ordre politique, car le système est la source des problèmes.
Ceux qui font la décision au sein du système le savent bien mais ne semblent pas disposés à engager sérieusement les réformes politiques permettant à la population de choisir démocratiquement ses institutions, ses dirigeants et son programme, et ce, pour une raison bien simple. Si rien ne bouge, c’est parce que le statu quo maintient les équilibres internes et arrange ses principaux partenaires occidentaux qui apportent leur soutien.

Les partisans de cet immobilisme considèrentqu’aucune menace sérieuse, interne et ou externe, ne peut mettre en danger le système car le système se sent fort de son Administration, le vrai parti du pouvoir, qui quadrille tout le pays, contrôle la société et les résultats des élections, fort de ses Services de sécurité, notamment de sa police qui a multiplié ses effectifs et modernisé ses équipements, qui dissuade toute manifestation pouvant porter atteinte à l’ordre public, fort également du soutien de la communauté internationale ayant des intérêts économiques dans le pays..

Il se sent si fort qu’il n’estime pas utile d’utiliser les médiations politiques et syndicales pour gouverner. Il les ignore carrément, car le mécontentement populaire ne menace pas la stabilité du régime, et ce, aussi longtemps que perdure le système qui favorise la corruption actuelle : l’absence d’Etat de droit, d’une véritable fiscalité, le monopole sur les importations, la généralisation du commerce informel.

Pour le système, il n’y a rien à craindre des émeutes quotidiennes, elles ne sont porteuses d’aucun projet politique. En général ces émeutes, les autorités parviennent à les éteindre par des expédients financiers dans certains cas et la répression dans d’autres cas. Tout est fait pour empêcher la société de fédérer ces mouvements de contestation. L’énergie des jeunes, passe entièrement dans la recherche des moyens d’émigrer outre mer. L’explication en revient à l’économie de rente et l’absence de système productif capable d’offrir des emplois en nombre suffisant.

En vérité, la redynamisation de l’appareil de production et sa diversification supposent la fin de l’économie d’importation, qui alimente la corruption et contribue à assurer la pérennité du système politique. Ce n’est donc pas pour demain, car les conditions de cette diversification, visant à substituer à la manne pétrolière la valeur ajoutée du travail productif, passent par un changement politique. Or ceux qui font la décision au sein du système en ont conscience et font tout pour éviter l’émergence d’une vraie alternative politique en divisant l’opposition et en marginalisant la société civile autonome.

Fort du soutien des pays Européens et des Etats Unis, à qui il assure d’une part l’approvisionnement en pétrole et gaz, un code des investissement libéral avec l’ouverture sans contrepartie du marché et, d’autre part, une collaboration active dans la lutte contre le terrorisme et l’émigration illégale, mais n’ayant pas la confiance du peuple, le système est malgré tout en état de faiblesse donc facile à influencer et à manœuvrer.

Les intérêts occidentaux et ceux du système convergent donc pour que rien ne change, car une alternative réellement démocratique constitue pour eux une perspective pleine d‘incertitude, avec le risque de remise en cause des rentes de situation politiques et économiques.
Partant de cette analyse, le discours officielmet l’accent sur la stabilité du pays, la poursuite de son développement économique et de son modèle social de protection des plus démunis, persuadé qu’après un demi-siècle de gestion autoritaire de la société, une telle politique avec quelques ajustements démocratiques de façade, et une alternance clanique, va encore maintenir le système inchangé pour longtemps.
Pas pour longtemps car nous avons changé d’époque.

Si deux générations ont vécu sans avoir pu exercer pleinement leur droit à l’autodétermination, ni joui de toutes les libertés démocratiques et de la protection d’un Etat de droit, la 3ème génération actuelle mieux informée de ses droits de citoyens ne se laissera pas faire passivement comme leurs grands parents et parents. De plus la réalité est toute autre et rend inévitable un changement de système à plus ou moins brève échéance. Changement il y’aura, sans aucun doute. La question est : sera-t-il pacifique ou violent.

Le changement est inéluctable, car notre analyse s’appuie:

– Sur l’Histoire universelle qui voit triompher sur tous les continents la démocratisation des pays et l’établissement d’Etats de droit respectueux des libertés et des droits de l’homme, mouvement irréversible qu’aucune manoeuvre ne peut ni arrêter, ni retarder indéfiniment.

– Sur les aspirations du peuple algérien à vivre dans un Etat de droit et son attachement viscéral aux valeurs démocratiques, à la souveraineté et à l’unité nationale, à l’indépendance du pays, à l’intégrité du territoire et à la préservation de ses ressources.

– Sur les limites du système actuel qui ne pourra pas compter indéfiniment ni sur les ressources financières pour se légitimer socialement, car les ressources baissent et les besoins grandissent, ni sur la force car il y’a une limite à l’autoritarisme et à la répression pour gérer des conflits politiques ou des revendications sociales.

– Sur l’évolution durapport de force dans le pays en faveur du changement, sous la pression conjuguée de la population, et de la communauté internationale anticipant cette évolution.

Considérant le changement inéluctable, nous le voulons pacifique, c’est le but poursuivi par notre projet de reconstruction d’un consensus national autour de l’Etat de droit, de la démocratie et du développement durable, qui éviterait au pays le risque de violences incontrôlables pouvant conduire au chaos et à des interventions étrangères.

Nous sommes confiants. Notredémarche de reconstruction du consensus national s’inscrit dans le temps en visant à mettre en mouvement la société. Nous considérons qu’elle est laseule à même de contrecarrer la stratégie du statu quo.L’oppositionà notre démarche par les tenants du système actuel montre bien que nous sommes sur la bonne voie et qu’il faut persévérer dans ce sens en mobilisant les citoyens, le mouvement associatif autonome et tous les acteurs du changement.

Guidé par les enseignements de notre Cher Président Hocine Aït Ahmed, Allah Y Rahmou, qui nous a tracé la voie, fixé le cap, armé de valeurs et d’une double éthique à la fois de conviction et de responsabilité, nous sommes plus que jamais déterminés à réaliser ce consensus et à honorer les idéaux pour lesquels se sont sacrifiés nos martyrs de la liberté et de la démocratie.

 

2-Le temps presse car la situation est alarmante

Sur le plan social

Une rentrée difficile attend ceux qui ont un emploi: la précarité, un pouvoir d’achat en baisse avec de nouvelles taxes, la dévaluation du dinar et l’inflation en hausse, le recul des subventions aux biens et services essentiels.
Un chômage en progression, avec les nouveaux arrivants sur le marché du travail, dont des jeunes diplômés, qui viennent s’ajouter au million de chômeurs de longue durée, La jonction des jeunes chômeurs avec les anciens devient explosif. Sans la solidarité familiale, le seul exutoire reste le travail informel, l’émigration clandestine, le travail des enfants, le vol et les trafics en tous genres, la mendicité et la prostitution.

La protection sociale et la création d’emplois sont nettement insuffisantes. Avec le recul de l’investissement et le projet d’un nouveau code du travail qui faciliterait les licenciements et limiterait le droit de grève, la situation va empirer, Si l’on ne mesure pas la gravité de la situation et y répondre par le dialogue et la participation, la colère qui monte et les protestations qu’elle engendre feront place à la révolte, voire au chaosqui risque de conduire à une reprise en main autoritaire du régime, scénario qu’ont connu d’autres pays,.

A notre connaissance, au lieu d’un dialogue constructifavec les partis politiques représentatifs et les mouvements associatifs autonomes, les seules réponses mises en œuvre sont le renforcement des forces de police, les intimidations et les arrestations, la peur instillée par des démonstrations de force, et surtout le contrôle des medias et la marginalisation de l’oppositionavec le nouveau code électoral et la fraude annoncée.

 

Sur le plan économique,

Les thématiques soumises à votre débat mettent l’accent sur les échecs du système et son incapacité à faire face aux conséquences de ses mauvais choix et de sa mauvaise gouvernance, pour ne citer l’austérité comme seule réponse à la baisse du prix de l’énergie qu’il n’a pas anticipé, la montée de l’informel qui marque la faillite du système à mettre en place une réforme fiscale à même d’insérer ce secteur dans l’économie, la destruction des classes moyennes dont les professions sont dévalorisées dans l’échelle sociale et sur le plan financier.

L’ingénieur, le médecin, l’enseignant, sont moins considérés que les nouveaux riches qui ont bâti leur richesse sur le trafic et la corruption,
Les politiques publiques, pour ne pas dire anti public, réduisent l’accès de tous aux services sociaux de base et ne font plus de l’entreprise économique nationale le moteur du développement, faisant plus confiance au capital privé international pour assurer le développement du pays. Alors que le développement national ne peut être assuré par des investissements directs étrangersdont la finalité est la recherche du profit à court terme sans soucis de l’impact de leurs investissements sur l’emploi et la formation, le bilan devises, les disparités territoriales ou la protection de l’environnement, guidée avant tout par la rentabilité financière avant la rentabilité économique et sociale.

 

3-Un nouveau modèle de croissance est la mauvaise réponse du système à cette situation.

Le nouveau modèle de croissance économique du système, présenté comme la solution miracle pour sortir le pays de la crise, est inapproprié et inapplicable en l’absence d’un changement du système politique. Non adossé à une stratégie et à un plan d’action daté et financé, il n’ouvre pas la voie à un développement durable.

Par définition la Croissance n’est bénéfique que si elle est compatible avec le Développement durable. Alors que le Développement vise le bien être des citoyens, mesuré par l’IDH (Indice de Développement Humain), indicateur de l’augmentation du pouvoir d’achat, de l’espérance de vie, du niveau d’éducation et de la qualité de l’environnement, la Croissance ne s’intéresse qu’à l’évolution du Produit Intérieur Brut ( Y) que l‘on obtient en additionnant la consommation des ménages (C), l’investissement (I) et les dépenses publiques (G) et qui ne prend en considération ni le progrès social, ni la préservation de l’environnement.

Se fixer comme objectif la croissance économique et considérer le social et l‘environnement comme valeurs résiduelles, c’est tourner le dos au développement durable qui, dans une démarche systémique, considère en même temps et accorde la même importance à l’économie, au social et à l’environnement.

De plus, ce modèle conçu d’en haut fait table rase du passé, effaceles échecs d’hier sans en tirer les leçons et se fixe des objectifs qui ignorent les réalités économiques, sociales et environnementales de notre pays et les défis futurs, et qui,prenant appui sur des schémas théoriques importés, visent à façonner une autre réalité, abstraite et étrangère à notre histoire et à notre société.

Impossible à appliquer sur le terrain pour réaliser un développement durable, car les raisons à cela sont nombreuses :

– Non adhésion des citoyens, des acteurs de la société civile et des partis politiques représentatifs, non consultés.

– Gouvernance centralisée, avec un système de décision lent, opaque et non démocratique.

– Sous-traitance du développement à des firmes étrangères, à la recherche d’une rentabilité financière immédiate, sans garanties économiques et sociales

– Acte d’investissement contrarié sur le plan des procédures, du financement et de la corruption.

– Financement des programmes non garanti

Indépendamment de ces facteurs, il est une vérité qui transcende le tout. Le système et les partis qui le soutiennent, n’ont pas la légitimité nécessaire et donc l’appui de la population pour le réaliser à cause de l’austérité qu’il implique.

Seul un consensus politique autour d’un programme commun visant à construire un Etat de droit, la démocratie et un développement durable qui promeut simultanément le développement économique, le progrès social et la sauvegarde de l’environnement, a des chances de sortir le pays de la crise et de le protéger des menaces extérieures qui pèsent sur sa sécurité, ses ressources et son intégrité territoriale.

 

4-Un consensus autour du développement durable est un facteur de stabilité interne et de dissuasion externe.

Cette conférence vient à point nommé pour préciser le diagnostic et prescrire une médication voire une chirurgie pour guérir le pays de ses nombreux maux.

A cet effet, je rappelle à votre bienveillante attention que la résolution économique de notre Congrès est centrée sur le développement durable. Son caractère exhaustif et pédagogique, je dirais trans-partisan, peut apporter un éclairage à vos travaux. Datant de 2013, ce document prend appui sur les retards accumulés dans le domaine économique, social et environnemental dans notre pays tout en s’inspirant d’expériences à succès de pays étrangers ayant connu des avancées notables dans ce domaine en intégrant dans leur stratégie et planification nationale les 17 Objectifs de Développement Durable adopté par l’AG de l’ONU en septembre 2015.

L’Algérie qui a pris l’engagement de les mettre en œuvre, au même titre que les autres pays,et d’en rendre compte annuellement de leurs progrès devant les Nations Unies, ne les a pas considéré, en tant que tels,dans son modèle de croissance et n’a pas encore démarré ni l’information nécessaire pour sensibiliser et mobiliser l’opinion autour de ces objectifs, ni la formation appropriée des cadres au niveau central et local pour leur concrétisation. Par ailleurs, ils n’ont pas engagé les concertations avec les collectivités territoriales, le secteur privé et les parties prenantes représentant la société civile, appelés à jouer également un rôle clé dans la mise en œuvre.

De quoi s’agit-il ? Partant du constat que la pauvreté, les inégalités, la dégradation de l’environnement, l’impact des changements climatiques, portent atteinte aux droits de l’homme et menacent la paix et la sécurité dans le monde, la communauté internationale a convenu d’agir chacun dans son pays et tous ensemble pour orienter leur politique, économique, sociale et environnementale pour un développement durable.En annexe, la liste des Objectifs du Développement Durable.

Pour ne citer qu’un des objectifs ayant traità la préservation de l’environnement qui préconise notamment la prise d’urgence de mesures pour lutter contre les changements climatiques, la lutte contre la désertification, la gestion durable des forêts, la préservation de l’écosystème et de la biodiversité, une meilleure qualité de vie avec un assainissement urbain et des espaces verts, le retard de notre pays dans ce domaine est considérable. Il suffit d’observer nos villes, nos campagnes submergées par des tas d’ordures ménagères, nos rivières polluées par des décharges sauvages et asséchées par des pilleurs de sables, nos forêts déboisées et détruites partiellement par des incendies chaque été faute d’entretien, de prévention et de reboisement.

Des espaces verts sont bitumés, des parcs nationaux détournés de leur vocation. La faune et la flore si riches dans le passé s’appauvrissent car non protégées. De nombreux oiseaux migrateurs ont boycotté notre pays car leur habitat a été détruit par une urbanisation sauvage. Bientôt, nos enfants devront consulter des livres ou aller dans des zoos pour découvrir ces espèces qui auront disparu de notre pays.
Je tiens à rendre hommage aux associations de défense de l’environnement qui se créent dans nos communes, qu’il faudra encourager et soutenir dans leurs revendications auprès des pouvoirs publics pour prendre des mesures de sauvegarde, adopter une réglementation qui pénalise les pollueurs et des programmes scolaires pour sensibiliser les jeunes à la nécessaire protection de la nature.
Le reste des objectifs du développement durable gagnerait à faire l’objet d’une session spéciale car riche d’enseignements pour les acteurs politiques, économiques et sociaux.

Je reviens donc à vos travaux que je considère comme essentiels dans le processus de reconstruction du consensus national dans le domaine économique, social et environnemental. Mettons nous d’accord sur un certain nombre de mesures essentielles à prendre dans ce domaine, à court, moyen et long terme. Ces mesures nous serviront à amorcer le dialogue politique avec les principaux acteurs concernés, dans et hors du système, en vue de parvenir à une plateforme consensuelle, qui permettra de moderniser le pays et de l’armer face à l’adversité.

Il ne me reste qu’à vous souhaiter un plein succès à vos travaux.
Je vous remercie de votre attention

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Contribution : Introduction politique au débat économique et social

25

Le ministre algérien de l’Energie Noureddine Boutarfa estime que les pays membres de l’Opep, qui devront se réunir mercredi prochain à Alger, sont « condamnés à prendre une décision» pour stabiliser le marché du pétrole.
S’exprimant, aujourd’hui dimanche, lors d’une conférence de presse animée au siège de son département, il a affirmé que si la production de l’Opep reste à son niveau actuel (33,4 millions b/j), les prix vont dégringoler jusqu’à 30 dollars le baril. Une prévision lancée sous forme de mise en garde à certains pays qui se disent satisfaits d’un prix autour de 40 dollars.

Boutarfa a indiqué que l’Algérie a besoin d’un prix allant de 50 à 60 dollars le baril pour pouvoir continuer à investir dans le développement des industries pétrolières. Selon lui, « aucune compagnie (pétrolière) ne résistera si les prix restent à l’avenir en dessous de 50 dollars ».

« L’Arabie saoudite et l’Iran ne sont pas en opposition »

Le ministre algérien de l’Energie s’est montré optimiste quant à la décision qui sera prise par les membres de l’Opep, soit à Alger ou plus tard à Vienne. Il a rappelé que l’Arabie Saoudite, qui produit actuellement 10,5 millions de barils par jour, a proposé de geler la production à son niveau de janvier 2016, soit une réduction de près de 500 000 b/j. Boutarfa a avancé aussi que « l’Arabie Saoudite et l’Iran ne sont pas en opposition » en ce qui concerne la stabilisation du marché pétrolier.

En plus de cette réunion « informelle » de l’Opep, Alger abritera du 27 au 28 septembre prochains le Forum international de l’énergie (IEF15).
 

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Opep : Boutarfa met en garde contre un baril à 30 dollars

25

A trois jours seulement de la tant attendue réunion informelle des producteurs de pétrole, prévue mercredi prochain à Alger, analystes et investisseurs du marché pétrolier restent plutôt prudents quant à un éventuel accord de gel de la production.
Pourtant, des signaux positifs ont été donnés ces derniers jours en direction du marché, notamment à travers les déclarations récentes de responsables russes, mais aussi et surtout du ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, évoquant clairement l’adhésion totale de la Russie à un éventuel accord pour stabiliser l’offre de pétrole.

Dans un entretien qu’il a accordé avant-hier à l’APS, M. Boutarfa a ainsi assuré que la réunion informelle d’Alger doit impérativement aboutir à une «solution positive». «Nous allons tout faire pour réussir. Nous n’envisageons pas de scénario négatif. Nous devons, dans tous les cas de figure, sortir avec une solution positive», a-t-il soutenu en ce sens, tout en affirmant que des pays producteurs non Opep, dont notamment la Russie, sont tout à fait disposés à rejoindre un éventuel accord afin de stabiliser le marché. Un son de cloche que confortent quelque peu les propos tenus vendredi par le vice-ministre russe de l’Energie, Arkady Dvorkovitch, qui confiait ainsi à la chaîne Rossiya 24 TV qu’il y a effectivement «des chances» de voir les pays exportateurs de pétrole parvenir à un accord sur un gel de la production, lors de leurs discussions prévues le 28 septembre à Alger.

«Il est difficile, a-t-il tempéré, d’être affirmatif et dire qu’un tel accord sera conclu, vu que tous les pays ont leurs propres intérêts, néanmoins, il y a une chance de réaliser cela…» De son côté, le ministre russe de l’Energie, Alexander Novak, avait expliqué la veille qu’une réduction de l’offre de pétrole «n’est pas envisagée pour le moment», mais qu’il y avait néanmoins «des propositions pour un gel de la production». Autant de déclarations, en somme, qui se veulent plutôt optimistes sur l’issue des discussions de la réunion d’Alger, mais qui, au final, ne semblent guère rassurer plus que cela les marchés pétroliers, les investisseurs observant jusque-là une attitude très prudente, préférant surtout attendre et voir venir.

«Je pense qu’à chaque fois qu’une nouvelle va tomber au sujet de l’OPEP, nous allons avoir une réaction immédiate des marchés qui va dicter la direction des cours, et ce, jusqu’à la réunion de mercredi», résume en ce sens l’analyste Bob Yawger de Mizuho Securities USA, cité par l’AFP. Pour sa part, Bart Melek de TD Securities soutient carrément que le marché ne croit pas à ce stade qu’il puisse y avoir une sorte d’accord autour d’un gel de la production par les pays de l’OPEP. Le même analyste avance que les espoirs d’accord ont été douchés vendredi par «une déclaration saoudienne précisant qu’il ne s’agissait que de négociations et rien de ferme».

En définitive, entre l’optimisme des responsables et les anticipations des observateurs, la réunion informelle d’Alger semble susciter beaucoup d’incertitudes quant à son issue, poussant ainsi les marchés à observer une attitude clairement marquée par une grande prudence.

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Les marchés pétroliers restent prudents

25

Mesures de rigueur en grèce
Le Parlement grec devra se prononcer, la semaine prochaine, sur un énième train de mesures de rigueur, réclamées par les créanciers en vue du déblocage de 2,8 milliards d’euros de prêts à la Grèce, a annoncé hier une source parlementaire, citée par l’AFP. Le projet de loi, qui concerne surtout la réorganisation du marché de l’électricité, l’accélération des privatisations et la gestion des prêts bancaires non performants, «doit être débattu lundi en commission parlementaire avant un vote à l’Assemblée mardi soir», a déclaré une responsable du bureau de presse du Parlement. Parmi les sujets controversés abordés dans ce projet de loi figure le transfert des compagnies publiques dont celles de l’électricité et de l’eau à la Société des participations publiques, récemment créée sur le modèle français de l’Agence des participations de l’Etat (APE).

Marché africain

Les Premiers ministres français, Manuel Valls, et sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne, ont convenu avant-hier qu’il n’existait pas «de pré carré» sur les marchés africains pour quelque pays que ce soit, lors d’une visite de M. Valls à Dakar. «Notre pays est stable, il a beaucoup d’avantages comparatifs, la France nous fait confiance, bravo aux investisseurs français qui viennent. D’autres partenaires sont présents», a déclaré M. Dionne, dans une allusion à la place grandissante de la Chine. «Il n’y a pas de pré carré, de chasse gardée, nous travaillons la main dans la main, dans le respect», a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse commune avec son homologue français. «Grâce à vous, la France est le partenaire économique de premier plan du Sénégal, premier investisseur, premier fournisseur, premier employeur de main-d’œuvre sénégalaise», avait déclaré M. Valls jeudi soir, lors d’une rencontre avec la communauté française.

Produits dérivés controversés en chine

La Chine a donné son feu vert au lancement de produits dérivés controversés offrant une couverture contre les défauts de paiement (CDS), signe que Pékin est prêt à laisser les entreprises endettées faire faillite pour assainir une économie en plein ralentissement. Dans un pays où les autorités volaient traditionnellement au secours des firmes en détresse, le gouvernement central va donc s’en remettre davantage au marché pour absorber le choc des défauts de paiement, lesquels devraient du coup arriver bien plus fréquemment. La Banque centrale chinoise a approuvé les règles régissant les échanges d’instruments financiers «de mitigation des risques de crédit», a indiqué avant-hier l’Association nationale des investisseurs institutionnels.

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Indices

25

Le Forum international de l’énergie (IEF15), qui se tiendra cette semaine à Alger, intervient dans un contexte particulier marqué notamment par une grande instabilité du marché pétrolier suite à la chute des prix du pétrole.
Depuis l’IEF14, tenu en 2014 à Moscou, la scène énergétique mondiale a évolué de façon spectaculaire avec des conséquences à court et long termes. En effet, depuis juin 2014, les prix internationaux du pétrole ont été divisés par deux en raison essentiellement d’une croissance économique mondiale faible et d’une surabondance de l’offre. Cette situation a engendré une diminution considérable des revenus des pays exportateurs de pétrole et une réduction des investissements pétroliers à des niveaux faibles, avec des risques d’une baisse des approvisionnements à moyen et long termes.

De même, le marché du gaz naturel a connu une évolution baissière en raison de la grande capacité de production, notamment pour le gaz naturel liquéfié (GNL). Dans ce contexte, une grande partie des discussions s’articuleront autour de cette situation du marché mondial des hydrocarbures qui porte préjudice aussi bien aux pays producteurs qu’aux pays consommateurs de pétrole et freine la croissance économique.
Il est à rappeler que le dialogue producteurs-consommateurs a été initié en 1991 par la tenue de la première réunion ministérielle de l’IEF à Paris.

A cette date, une perturbation de l’approvisionnement causée par la première guerre du Golfe a été décisive pour ce dialogue et a augmenté la prise de conscience des intérêts communs entre les parties. La concertation entre les pays concernés n’a cependant été structurée qu’en 2002, lors de la réunion de Kyoto, sous forme de forum avec un secrétariat dont le siège est installé en Arabie Saoudite. Une charte de l’IEF a été adoptée à Cancun (Mexique) en 2010 pour définir les organes du Forum : la réunion ministérielle (organe suprême), le conseil exécutif et le secrétariat.

L’un des produits phares et concrets du forum est le Joint Organisations Data Initiative (JODI), qui représente une base de données sur les marchés de pétrole et de gaz. L’initiative recueille des données provenant de 100 pays sur les indicateurs-clés de l’offre et de la demande de pétrole et d’environ 80 pays sur les indicateurs-clés de l’offre et de la demande de gaz. Elle repose sur les efforts conjugués des pays producteurs et consommateurs, et huit organisations internationales pour fournir des statistiques complètes et durables en temps opportun. D’après ses initiateurs, l’échange de données pour améliorer la transparence des marchés mondiaux de l’énergie est bénéfique pour la sécurité énergétique. Cette concertation vise à favoriser une meilleure entente et une prise de conscience des intérêts énergétiques communs entre les membres du Forum.

La quinzième édition, qui se tiendra à Alger mardi et mercredi prochains, réunira outre les ministres, des experts, les représentants des compagnies pétrolières et gazières ainsi que des organisations internationales comme l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et le Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG).

Le thème principal de cette édition portera sur la «Transition énergétique mondiale», L’IEF15 devrait aborder concrètement les perspectives pétrolières et gazières, le rôle des énergies renouvelables, l’importance de l’accès aux services énergétiques dans le développement humain et le rôle de la technologie. Dans ce cadre, plusieurs sessions portant sur les grandes questions énergétiques comme les marchés pétrolier, gazier et des énergies renouvelables ainsi que la gouvernance énergétique sont au programme.

Posted in Economie | Commentaires fermés sur L’instabilité des cours au centre des débats

Sep

24

Après avoir réalisé des performances sur le marché national, Condor Electronics franchit un nouveau cap. Le groupe de Abderrahmane Benhamadi s’internationalise.
Le groupe Condor Electronics va acheminer les premières livraisons à destination du marché français dès le mois d’octobre prochain. Il s’agit d’écouler, en première phase, quelque 30 000 appareils téléphoniques. L’entreprise de Abderrahmane Benhamadi entend mettre le turbo dès l’année prochaine pour atteindre, à fin 2017, un volume d’un million d’appareils commercialisés en France.

Condor Electronics veut se hisser ainsi sur la première marche du podium national des entreprises de l’électronique les plus investies à l’international. Simultanément, le fabricant algérien d’appareils électroniques et d’électroménager lance plusieurs négociations à la fois avec des partenaires africains, alors que l’accord signé avec son partenaire français Evodial prévoit l’extension du réseau de distribution vers tout le continent européen.

Cette percée à l’international se joue sur deux leviers : la compétitivité des appareils de Condor et le rapport qualité/prix. Avec une croissance de près de 30% sur le marché national, l’exportation offre à l’entreprise de nouveaux débouchés, mais non des moindres. A l’horizon 2020, Condor Electronics entend équilibrer la part des volumes destinés au marché national et la quantité des livraisons qui seront acheminées vers ses différents comptoirs à l’international. Porté par le succès de ses nouveaux produits de téléphonie et son dynamisme sur le marché interne, l’exportation paraît comme une évidence, aux yeux de Abderrahmane Benhamadi, président du conseil d’administration de Condor Electronics.

Cette «évolution évidente d’une entreprise» se traduit, dans le cas de Condor, par une succession d’accords à l’international. Le groupe veut faire de l’innovation une des clés de sa réussite, tant au niveau de la production que dans les pratiques managériales. Lors d’un panel dédié au partenariat dans les économies africaines, organisé à l’occasion des rencontres Africa 2016, Abderrahmane Benhamadi expliquait à juste titre que le meilleur des partenariats consiste à investir dans les ressources humaines ainsi que dans la recherche et le développement. Il y croit.

Car sans l’ombre d’un doute, il s’agit d’un des facteurs-clés qui ont fait de Condor Electronics une success story. Depuis toujours, Condor a choisi de placer la ressource humaine, la recherche et développement au centre de sa stratégie. Après avoir réalisé plusieurs performances sur le marché national, Condor Electronics franchit un nouveau cap.

Le groupe de Abderrahmane Benhamadi s’internationalise. Il devient ainsi l’un des rares groupes algériens à relever le défi de l’exportation. En ligne de mire, plusieurs marchés africains et européens, dont certains sont déjà dans les agendas de l’entreprise pour l’expédition des premières livraisons. Décidément, l’exportation est un axe central dans le développement de Condor Electronics.      
 

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Condor Electronics à la conquête du monde

24

– Vous participez à l’un des plus grands rendez-vous africains en France, Africa 2016. La présence de Condor s’inscrit-elle dans cette dynamique amorcée à l’international ?

Notre participation va dans le sens de la recherche de partenariats tant pour la commercialisation que pour le consulting, l’accompagnement et l’expertise. Dans notre stratégie à l’international, il nous faut s’appuyer sur toutes ces sociétés de services. Nous avons rencontré plusieurs  représentants de ces sociétés spécialisées dans l’accompagnement des entreprises à l’international, que ce soit les banques et les assurances ainsi que les bureaux de consulting.

Les contacts étaient fructueux et bénéfiques, tant pour nos partenaires que pour Condor, qui nourrit l’objectif de se lancer dans la commercialisation de ses produits en France dès le mois d’octobre prochain. C’est un rendez-vous important dans la vie de l’entreprise qui met résolument le cap sur l’exportation. Pour le marché français, nous avons conclu un accord avec Evodial qui a la mission de commercialiser et surtout d’affiner notre stratégie sur le continent européen.

C’est avec le troisième distributeur de téléphonie en France que nous allons à la conquête de ce marché. Nous commencerons nos premières livraisons en France dès le mois d’octobre avec un premier volume de 30 000 portables. Nous nourrissons l’objectif d’écouler un million d’appareils d’ici fin 2017.

– Vous avez également plusieurs marchés africains dans le viseur, pouvez-vous nous en parler ?

En effet, l’Afrique est appelée à jouer le rôle de moteur de la croissance mondiale dans les années à venir. Notre stratégie à l’international n’exempt aucun continent. L’Afrique est inscrite d’ailleurs au crayon-feutre dans nos agendas de l’export. Nous avons à ce titre commencé à travailler sur le marché mauritanien, où nous allons ouvrir en décembre un showroom dédié à la commercialisation de nos produits. Nous allons aussi nous implanter bientôt au Mali et éventuellement au Bénin.

L’Afrique francophone est notre priorité. Nous travaillons aussi sur des opportunités au Cameroun et au Sénégal. Nous explorons toutes les pistes de travail, investissement direct inclus, tant en électroménager et électronique que dans d’autres secteurs, à l’image de l’agriculture, la transformation et les mines. Nous croyons en l’avenir de l’Afrique et nous croyons surtout que la croissance mondiale sera africaine dans les années à venir.

– L’objectif est donc double avec les marchés européen et africain, à très court terme, pour concrétiser la stratégie de Condor à l’international…

Ainsi, notre ambition est double : aller à la conquête du marché africain et nous implanter en France, à travers laquelle nous allons étendre notre présence sur le marché européen. C’est avec nos partenaires français que nous allons partir en quête d’autres parts de marché en Europe. Nous avons également des conciliabules très avancés avec d’autres partenaires en France.

L’objectif est de revoir graduellement à la hausse les volumes expédiés sur le marché français, en attendant que d’autres contacts aboutissent, nous permettant d’aller chercher des marchés sur l’ensemble du continent européen. Nous sommes en train de conclure toutes les démarches liées à la réglementation. Nous sommes également en train de constituer nos propres réserves en devises pour pouvoir accompagner nos projets.

Posted in Economie | Commentaires fermés sur «Le cap est résolument mis sur l’exportation»

24

Les groupes pétroliers algérien et italien Sonatrach et Eni comptent renforcer leur partenariat énergétique stratégique en lançant, avant fin 2016, la réalisation d’une centrale photovoltaïque à Ouargla, rapportait hier l’APS en citant un communiqué du groupe Sonatrach.
Le projet retenu consiste en la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MW au niveau du champ de BRN (Bir Rebaa Nord, Ouargla), opéré par la société mixte Groupement Sonatrach-Agip (GSA) avec comme objectif de lancer les travaux avant la fin de l’année, indique la même source. Ce projet, qui s’étalera sur une superficie de 20 ha, servira à tirer profit du potentiel solaire important de la région pour alimenter les installations du champ de Bir Rebaa en générant 20 GWh/an d’énergie électrique et libérer du gaz naturel pour une meilleure valorisation.

Le même communiqué indique que c’est dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables, élevées au rang de priorité nationale, que Sonatrach a décidé de les inscrire dans son actuelle feuille de route qui vise notamment la diversification des sources d’énergie et la valorisation des ressources nationales, notamment en gaz naturel.

Ce projet est la concrétisation des discussions du 21 juin 2016 entre Amine Mazouzi, président-directeur général de Sonatrach, et Claudio Descalzi, administrateur délégué d’ENI, qui portent sur une multitude d’initiatives que les deux sociétés ont décidé de développer dans le futur.

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Sonatrach-ENI : Une centrale photovoltaïque en projet

Sep

23

Les groupes pétroliers algérien et italien Sonatrach et Eni comptent renforcer leur partenariat énergétique stratégique en lançant avant fin 2016 la réalisation d’une centrale photvoltaique à Ouargla, a-t-on appris vendredi auprès de Sontrach.         
Le projet retenu consiste en la réalisation d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 MW au niveau du champ de BRN (Bir Rebaa Nord, Ouargla), opéré par la société mixte GSA (Groupement SONATRACH-Agip) avec comme objectif  de lancer les travaux avant la fin de lÆannée, indique le groupe Sonatrach dans  un communiqué.        

Ce projet qui s’étalera sur une superficie de 20 ha, servira à tirer profit du potentiel solaire important de la région pour alimenter les installations du champ de Bir Rebaa en générant 20 GWh/an d4énergie électrique et libérer  du gaz naturel pour une meilleure valorisation.               

Selon la même source, c’est dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables, élevées au rang de priorité nationale, que Sonatrach a décidé de les inscrire dans son actuelle feuille de route qui vise notamment la diversification des sources d’énergie et la valorisation des ressources nationales, notamment en gaz naturel. Ce projet est la concrétisation des discussions du 21 juin 2016 entre Amine Mazouzi, Président Directeur Général de Sonatrach et Claudio Descalzi, Administrateur Délégué de ENI, qui portent sur une multitude d’initiatives que les deux sociétés ont décidé de développer dans le futur.         

ENI, partenaire historique de Sonatrach dans le secteur des hydrocarbures, concentre depuis quelques années ses investissements dans la recherche de solutions technologiques dans les énergies renouvelables.         

Les deux parties ont convenu de continuer à travailler ensemble pour établir un accord de coopération plus élargi dans une perspective de partenariat dans le domaine des énergies renouvelables et de lÆefficacité énergétique.
 

Posted in Economie | Commentaires fermés sur Sonatrach et ENI vont construire une centrale photovoltaïque à Ouargla
← Older