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Nov

24

Les Etats-Unis ont suspendu les sanctions anti-iraniennes liées au nucléaire, mais en imposent d’autres relatives au non-respect des droits de l’homme par Téhéran.
En dépit de la signature de l’accord nucléaire en juillet 2015 entre l’Iran et six grandes puissances, à savoir les Etats-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, les relations entre Washington et Téhéran restent conflictuelles. Hier, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a déclaré que son pays «réagira certainement» à une prolongation des sanctions américaines pour dix ans. Mesure qui constitue «une violation» de l’accord nucléaire.

L’accord en question prévoit une levée progressive des sanctions internationales visant Téhéran, en échange d’un strict encadrement de ses activités nucléaires à des fins civiles par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). «Si les sanctions américaines sont prolongées pour 10 ans, c’est assurément   une violation» de l’accord nucléaire et les Américains «doivent savoir que la République islamique d’Iran réagira certainement à cela», a déclaré le guide, cité par l’AFP, lors d’un discours prononcé devant des milliers de membres de la milice des Bassijis.

Et de poursuivre : «L’accord nucléaire ne doit pas devenir un outil pour mettre la pression sur le peuple iranien.» La Chambre des représentants américaine a voté, la semaine dernière, une prolongation des sanctions pour 10 ans, le Sénat devant le faire en décembre. Ce sera ensuite au président américain sortant, Barack Obama, d’approuver ou non cette prolongation. Les Etats-Unis ont suspendu les sanctions anti-iraniennes liées au nucléaire, mais en imposent d’autres relatives au non-respect des droits de l’homme par Téhéran, à son soutien au «terrorisme» au Moyen-Orient et à son programme de missiles balistiques.

L’ensemble des sanctions américaines, imposées depuis 1996, est renouvelé tous les dix ans. Vendredi dernier, le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie nucléaire, Behrouz Kamalvandi, a déclaré que son pays  a «rempli ses obligations» concernant l’excédent de son stock (iranien) d’eau lourde, conformément à l’accord nucléaire de juillet 2015.  Selon l’accord, «nous devions mettre sur le marché international le surplus de (nos) 130 tonnes d’eau lourde et à ce jour, nous en avons vendu 70 tonnes», a  indiqué  B. Kamalvandi.

«Des négociations sont en cours avec des pays intéressés, en particulier européens pour vendre ce qui doit encore l’être», a-t-il ajouté. Il s’agit d’une réponse à des inquiétudes exprimées la veille par le secrétaire général de l’AIEA, Yukiya Amano, au sujet de l’excédent du stock d’eau lourde iranien. «Il est important d’éviter de telles situations à l’avenir afin de maintenir la confiance internationale dans la mise en œuvre de l’accord», a indiqué Y. Amano à l’ouverture d’une réunion des gouverneurs de l’agence onusienne à Vienne.

Dans son dernier rapport d’étape dévoilé la semaine dernière, l’AIEA a attesté que Téhéran respectait bien ses engagements liés à l’accord conclu en   juillet 2015 avec les grandes puissances. L’Agence a toutefois relevé un dépassement d’une centaine de kilos du stock d’eau lourde de la République islamique, normalement plafonné à 130 tonnes.

L’irréconciliable

Ceci dit, les nouvelles dispositions américaines sur l’octroi de visas, prises après les attentats de Paris du 13 novembre 2015, ont provoqué l’ire de Téhéran. Une loi votée le 18 décembre dernier par le Congrès américain impose aux ressortissants de 38 pays, dont 30 d’Europe, d’avoir au préalable un visa pour se rendre aux Etats-Unis s’ils se sont déplacés en Irak, en Syrie, au Soudan ou en Iran. Le 20 avril dernier, la Cour suprême américaine avait décidé de saisir 2 milliards de dollars des fonds iraniens gelés aux Etats-Unis. Cet argent est réclamé par les familles d’un millier de victimes américaines d’attentats fomentés ou soutenus par Téhéran, selon Washington.

Entre autres, les proches de 241 soldats américains tués le 23 octobre 1983 dans deux attentats-suicide qui ont frappé les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth et les victimes d’un attentat en 1996 contre les tours de Khobar en Arabie Saoudite, dans lequel 19 Américains sont morts. Cette décision a été qualifiée, le lendemain, par le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, de «vol».

En réaction, le 17 mai, le Parlement iranien a voté une loi obligeant le gouvernement à réclamer des dommages aux Etats-Unis pour les «actions hostiles et les crimes» commis contre l’Iran depuis 63 ans. «Le gouvernement a le devoir de prendre les mesures nécessaires pour compenser les dommages (matériels et moraux) causés par les Etats-Unis» à l’Iran ou «à ses ressortissants depuis 63 ans», est-il relevé dans le texte.

Il y est cité «les dommages matériels ou moraux» causés par les Etats-Unis depuis le coup d’Etat contre le gouvernement nationaliste de Mohammad Mossadegh en 1953, dont ceux commis durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), ceux provoqués par la destruction de plateformes pétrolières dans le Golfe ou encore l’espionnage mené par les Américains contre l’Iran.
 

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24

Près de 200 avocats ont manifesté, hier,   devant le Parlement à Tunis, pour protester contre le projet de budget 2017, dont les mesures de rigueur visant à lutter contre les déficits publics sont à l’origine de tensions sociales, rapporte l’AFP.
Ils ont vivement dénoncé les dispositions fiscales du projet de loi de finances, adopté par le   gouvernement et actuellement examiné par l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). «L’administration financière (fiscale, ndlr) veut prendre des décisions spécifiques pour les avocats, ce que nous refusons catégoriquement» a déclaré maître Hatem Ben Lahmar, membre du conseil de l’Ordre. Selon lui, «les avocats doivent être intégrés aux professions libérales» dans le cadre des mesures du projet de budget.

«Nous voulons qu’il y ait une commission réunissant tous les intervenants du secteur privé, et que la loi de   finances soit une loi générale qui s’applique à tout le monde», a-t-il ajouté. Dans un communiqué, le conseil de l’Ordre des avocats a réclamé la «démission» de la ministre des Finances, Lamia Zribi, dénonçant «son échec cinglant sur la fiscalité». Entré en fonctions fin août après que son prédécesseur eut été jugé en échec sur l’économie, le gouvernement d’union est confronté à de vives réticences sur son projet de budget 2017.

Parmi les mesures décriées, figurent la fiscalité mais aussi un gel des salaires d’un an dans la Fonction publique. Six ans après sa révolution, la Tunisie n’est toujours pas parvenue à faire redémarrer son économie. Le déficit public atteint 6,5% du PIB, et le pays a dû signer un nouveau plan d’aide de 2,6 milliards d’euros sur quatre ans auprès du Fonds monétaire international (FMI).

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Nov

22

En reconnaissant sa défaite au premier tour de la primaire, l’ancien président français a aussi laissé entendre qu’il se retirait de la vie politiq
Le journal Libération synthétise la fin de la course politique de l’ancien président de la République qui pensait revenir aux affaires après avoir mis la main sur son parti rebaptisé Les Républicains.  Il titre : «Sarkzoy kärchérisé». Car c’est bien lui qui voulait nettoyer la France de toute étrangéité et imposer ses vues dans le sud du Bassin méditerranéen. Eliminé, il ne pourra plus décider de l’avenir de la France ni tenter de changer la face du monde.

Sur cet aspect international, le dernier débat télévisé de jeudi 17 novembre a montré ses concurrents pugnaces, notamment François Fillon et Jean-François Copé. Tous deux lui ont remis en mémoire son attaque de la Libye en 2011, prélude au renforcement des forces terroristes islamistes dans la région sahélienne.

Leurs interventions ont sans nul doute pesé sur le destin de la primaire de la droite. Surtout lorsque Fillon a souligné que Chirac-Villepin, en 2003, avaient pris soin de ne pas embarquer la France dans un combat dangereux au bout du monde. Une errance politico-militaire insupportable pour la majorité de la population alors. La guerre n’est pas un jeu d’ego.

Cet épisode guerrier de Nicolas Sarkozy malencontreux a aussi rappelé aux Français l’accusation de financement illégal de sa campagne présidentielle de 2007 avec de l’argent fourni par le régime de feu El Gueddafi, sans compter la désormais célèbre affaire Bygmalion de fausses factures. Pour la Libye, cela lui est revenu directement par la question du journaliste David Pujadas. Sarkozy avait alors répondu en substance : «Vous n’avez pas honte, M. Pujadas…», évitant de répondre.

On se rappelle à ce sujet que François Fillon avait été aussi le seul à remettre en place Nicolas Sarkzoy sur les nombreux dossiers judiciaires en cours qui pèsent sur lui. «On imagine mal le général de Gaulle mis en examen», avait-il simplement dit, en une phrase aussi courte que frappante.

Pour les personnes d’origine étrangère vivant en France, la défaite sans appel de celui qui voulait «kärchériser» les cités (2006), ne pouvait qu’être reçue positivement. D’autant que pour cette campagne de la droite et du centre, Sarkozy avait multiplié les outrances vis-à-vis des étrangers et particulièrement des musulmans.

Vu sous l’angle des Algériens, qu’ils résident sur l’une ou l’autre rives de la Méditerranée, l’élimination de l’ex-Président sonne aussi comme un soulagement. A de multiples reprises, il s’en était pris à l’Algérie.  La dernière fois en mai 2016, pour se mettre derrière le roi du Maroc : «Aux portes de l’Europe, nous avons une déstabilisation quasi-complète de tout le sud de la Méditerranée, mis à part le Maroc où nous pouvons nous appuyer sur un grand roi – et souhaitons-lui longue vie.»

Avant d’ajouter : «Je ne dirai rien de nos amis Algériens parce que je sais que le sujet est sensible, mais c’est un sujet.» En tout cas, celui qui a participé à la désagrégation de la situation sécuritaire dans le sud du Bassin méditerranéen est hors course, pour l’instant.
Walid Mebarek

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22

La coalition arabe conduite par l’Arabie Saoudite au Yémen a décidé, hier, de ne pas renouveler la trêve de deux jours, rapporte l’AFP. 
La guerre au Yémen oppose des forces progouvernementales, soutenues notamment par l’Arabie Saoudite, à des rebelles zaïdites, les Houthis, accusés de liens avec l’Iran. Le conflit a commencé à l’été 2014 avec la progression des rebelles vers la capitale, Sanaa, dont ils se sont emparés et qu’ils contrôlent toujours. Dans la nuit du 25 au 26 mars 2015, l’Arabie Saoudite, à la tête d’une coalition de dix pays, lance une opération militaire aérienne au Yémen contre les rebelles houthistes, minorité zaydite d’obédience chiite.

Objectif : chasser les Houthis de la capitale, Sanaa, qu’ils occupent militairement depuis septembre 2014 et rétablir le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié à Riyad. Sur le plan régional, l’offensive vise à contrer l’influence de l’Iran. Le 26 mars dernier, soit un an après l’intervention de la coalition arabe, les partisans de l’ex-président Abdellah Saleh ont organisé séparément des manifestations à Sanaa. A cette occasion, ce dernier a déclaré : «Nous tendons une main pour la paix, la paix des courageux, pour des pourparlers directs avec le régime saoudien sans passer par le Conseil de sécurité» de l’ONU.

Il a cependant appelé le Conseil de sécurité à «émettre une résolution imposant un embargo sur les armes au régime saoudien».
De son côté, le chef des rebelles houthis, Abdelmalek Al Houthi, a qualifié, dans un discours le 25 mars, l’intervention de la coalition menée par Riyad d’«agression ayant provoqué un génocide». Et de constater : «L’agression et les agresseurs criminels ont seulement causé d‘énormes dégâts à tous les niveaux dans notre pays et dans la région.»

Les raids aériens menés le 8 octobre par la coalition arabe contre une cérémonie funéraire dans la capitale yéménite, ayant fait 140 victimes, n’ont fait que compliquer le conflit. Les Houthis ont réclamé en conséquence une enquête internationale indépendante sur ce qu’ils qualifient de «crimes de guerre» de la coalition militaire arabe. Quant à l’ex-président Ali Abdallah Saleh, il a appelé à la mobilisation à la frontière avec l’Arabie Saoudite pour venger les victimes des attaques de la coalition arabe dirigée par Riyad.

«J’appelle les forces armées et les comités populaires à se rendre sur le front de guerre à la frontière» saoudienne pour «venger nos victimes», a déclaré Abdallah Saleh dans une allocution télévisée. Qualifiant le royaume wahhabite de «réactionnaire et rétrograde», l’ancien Président a exhorté ses compatriotes à «affronter cette flagrante agression tyrannique par tous les moyens».

Depuis 2004, les Houthis mènent la guerre au pouvoir central de Sanaa. Jusqu’en 2010, six guerres ont eu lieu entre les deux belligérants. Le président de l’époque, Abdallah Saleh, aujourd’hui leur allié, les justifie par le fait que les Houthis veulent rétablir l’imamat aux dépens de la République. Le Qatar propose ses bons offices pour trouver une issue au conflit.

Cependant, la médiation de 2007, suivie d’un traité en février 2008, n’a pas empêché la reprise des combats en avril de la même année. De son côté, Riyad est intervenu militairement en novembre 2009 à Saada, bastion des Houthis  situé à sa frontière. En août 2010, un autre traité a été signé à Doha entre le gouvernement et les insurgés. Après le départ de Abdallah Saleh du pouvoir, ils poursuivent leur guerre contre les nouvelles autorités de Sanaa.

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22

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a  exhorté hier les pays occidentaux à soutenir la lutte d’Ankara contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), selon l’AFP.
Il a accusé les Européens de laisser les rebelles kurdes agir librement sur leur territoire. Le président turc, qui s’est exprimé lors d’une réunion de l’assemblée parlementaire de l’Otan à Istanbul, a indiqué qu’il attendait un soutien des pays de  l’Alliance contre «toutes les organisations terroristes», à commencer par le groupe Etat islamique et le PKK. «Ceux qui ont une attitude indécise seront frappés à leur tour, tôt ou tard», a-t-il mis en garde, avant d’accuser l’UE, qui qualifie comme Ankara le PKK d’«organisation terroriste», de «laxiste» face aux séparatistes kurdes.

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Nov

21

Dans leur quête de sensibilisation de l’opinion publique internationale sur la question sahraouie, les responsables de l’Eucoco ont décidé d’organiser la prochaine édition (42e conférence) à Paris.
Des acquis, des recommandations et des dénonciations. Tel est le bilan de la Conférence internationale de soutien et de solidarité avec le peuple sahraoui (Eucoco) qui s’est tenue les 18 et 19 novembre à Vilanova, en Espagne. En effet, les participants à la 41e édition de ce rendez-vous annuel se sont d’abord félicités des progrès réalisés par les Sahraouis, notamment au niveau européen.

«La lutte du peuple sahraoui ne cesse de progresser en Europe. L’Union européenne, premier pourvoyeur économique et financier du gouvernement marocain, doit assumer d’urgence ses responsabilités pour la décolonisation du Sahara occidental et mettre fin à plus de 40 ans de complicités», soulignent les participants à cette rencontre dans leur résolution finale. Pour eux, la sécurité et la paix dans la région ainsi que les réalisations de coopération doivent être considérées comme un enjeu majeur pour l’ensemble euro-méditerranéen.

Dans ce sens, ils saluent les conclusions du Tribunal de l’Union européenne et l’avis de l’avocat général Melchoir Wathetet qui ont affirmé que «le Maroc ne dispose pas de souveraineté sur le Sahara occidental et qu’en aucune manière l’Union européenne n’est habilitée à signer avec ce pays des accords qui incluraient le Sahara occidental».

Ce faisant, ils n’ont pas manqué d’interpeller les Nations unies et la communauté internationale sur les manœuvres marocaines. L’organisation du dernier Sommet sur l’environnement à Marrakech, la COP22, «fait partie de ces manœuvres». «Nous rappelons aux Nations unies, à l’occasion de la COP22 au Maroc, qu’une occupation verte reste une occupation», soulignent-ils en faisant le lien entre la prétendue «marche verte» du roi Hassan II et la COP22.

Ils réitèrent également leur appel au nouveau secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, «à conduire sans délai à son terme la décolonisation du Sahara occidental, en permettant au peuple sahraoui d’exercer librement son droit à l’autodétermination et à mettre ainsi fin à l’occupation marocaine, à la répression, aux emprisonnements et au pillage des ressources naturelles».

Poursuivant, l’Eucoco demande à nouveau l’élargissement, en urgence, du mandat de la Minurso à la protection des droits de l’homme sahraouis. «(…) Nous appelons en urgence l’Espagne à assumer sa responsabilité historique en procédant à la décolonisation du Sahara occidental et la France à cesser de faire obstacle à la mise en œuvre du processus d’autodétermination promis par l’ONU depuis 25 ans», lit-on dans ce document.

Dans leur quête de sensibilisation de l’opinion publique internationale sur la question sahraouie, les responsables de l’Eucoco ont décidé d’organiser la prochaine édition (42e Conférence) à Paris. La décision n’est pas fortuite, car la France, soulignent à chaque fois les autorités sahraouies, est l’un des «principaux freins à l’application des résolutions onusiennes et l’organisation du référendum tant attendu». Cette réunion pourrait ainsi être une occasion de changer la donne et d’infléchir la position française sur cette question, surtout si les organisateurs arrivent à rallier la classe politique et la société civile françaises à leur combat.
 

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21

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, et le leader chypriote turc, Mustafa Akinci, se sont retrouvés, hier en Suisse, pour reprendre les pourparlers sur la réunification de Chypre, rapporte l’AFP.
Les négociations se déroulent sous le parrainage de l’ONU. Il s’agit de mettre fin à 42 ans de division sur cette île méditerranéenne. Les deux dirigeants se sont donné jusqu’à la fin de l’année pour trouver un arrangement. La question de la division de Chypre est l’un des plus vieux conflits au monde et plusieurs tentatives de réunification ont échoué, la dernière remontant à 2004. Chypre est divisée depuis que l’armée turque a envahi, en 1974, la partie nord de l’île en réaction à un coup d’Etat visant à rattacher le pays à la Grèce. Une menace pour la minorité turcophone, selon Ankara.

Cette invasion a été provoquée par le déplacement de dizaines de milliers de personnes entre le Nord et le Sud. Depuis, la République de Chypre, membre de l’Union européenne (UE) depuis 2004, n’exerce son autorité que sur la partie sud, où vivent les Chypriotes grecs. Les Chypriotes turcs habitent dans le Nord, où une République turque de Chypre du Nord (RTCN) a été autoproclamée et n’est reconnue que par Ankara.

Les deux délégations réunies ont pour mission de dessiner une carte avec des frontières internes délimitant les deux entités (chypriote turque et chypriote grecque) qui formeront la future fédération. Ils doivent aussi régler la question de la spoliation des biens. Le président Anastasiades souhaite que le retour d’au moins 100 000 Chypriotes grecs dans les propriétés qu’ils avaient dû quitter. De leur côté, les Chypriotes turcs veulent voir le moins possible de personnes quitter leur foyer.

Les deux dirigeants seraient proches d’un accord sur la part de l’île revenant à l’entité chypriote turque, Mustafa Akinci suggérant environ 29% et Nicos Anastasiades proposant 28%. Bien que largement minoritaires, les Chypriotes turcs contrôlent actuellement 36% de l’île. Le sort d’un certain nombre de villes ou villages divise cependant les deux camps. Le président Anastasiades veut voir cette localité, peuplée avant 1974 de Chypriotes grecs, revenir à ses anciens habitants, mais le leader turc Akinci refuse que ses 18 000 habitants actuels, des Chypriotes turcs, soient obligés d’abandonner leurs foyers.

Il a toujours été admis qu’en cas de solution, une partie des terres ou des maisons dans le Nord sera restituée aux propriétaires chypriotes grecs. Mais plus de 40 ans ont passé depuis la division et les Chypriotes turcs ont fait leur vie dans ces propriétés, rendant inconcevable un éventuel départ. Des Chypriotes turcs spoliés de leurs biens dans la partie sud de l’île espèrent également récupérer leurs terres ou être indemnisés.

En cas de règlement du dossier territorial, les discussions devront se poursuivre avec les trois «garants» de la sécurité de Chypre : la Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne, disposant de bases militaires dans l’île. Tout accord sera soumis au vote par référendum dans chacune des deux parties de l’île, où ces pourparlers de paix ne font pas l’unanimité.

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Nov

20

Les participants à la 41e Conférence internationale de soutien et de solidarité avec le peuple sahraouis (Eucoco) interpellent l’ONU et son nouveau secrétaire général, Antonio Guterres.
Lassés des promesses sans lendemain des responsables de l’Organisation qui peinent à appliquer le droit international, ils demandent désormais du concret pour la résolution de ce conflit, l’un des plus vieux au monde. «Où sont les mesures concrètes pour la résolution de cette question ?» demandent-ils à l’ONU et à son Conseil de sécurité à partir de la ville de Vilanova en Catalogne (Espagne), qui a accueilli cette nouvelle édition de l’Eucoco. «Nous voulons nous adresser à l’ONU qui se contente de réaffirmer le principe d’autodétermination du peuple sahraoui.

Mais quelles sont les mesures prises pour appliquer le contenu des résolutions du Conseil de sécurité ? Nous leur (aux responsables de l’ONU) demandons une chose : faites votre travail !» lance le président de l’Eucoco, Pierre Galan, dans son intervention à l’ouverture des travaux de cette conférence.

Il interpelle à cette occasion le nouveau secrétaire général de l’ONU. «Ne nous décevez pas monsieur Guterres», clame-t-il, en se disant outré par les derniers développements en rapport avec la question sahraouie, notamment la décision de la justice espagnole de poursuivre le président sahraoui, Brahim Ghali. Une décision qu’il qualifie de «honteuse». Le même qualificatif est utilisé pour dénoncer l’attitude de la commission européenne qui a introduit un recours pour invalider la décision de la Cour européenne de Luxembourg qui a suspendu l’accord entre l’UE et le Maroc incluant le territoire sahraoui.

«C’est aux politiciens de régler le problème»

«La séparation des pouvoirs existe dans nos pays et on estime qu’elle doit exister en Europe et nous espérons que ces juges seront sages et pourront confirmer le premier jugement, dans le cas contraire, ce sera un grand risque et une nouvelle violation des droits d’un peuple», souligne-t-il. S’adressant à l’assistance, qui a été nombreuse à l’intérieur de l’auditorium de la ville de Vilanova, Pierre Galan affirme qu’«il faut, à l’avenir, demander à l’ONU d’agir pour faire respecter la légalité internationale». «Cela fait 24 ans depuis que l’ONU a promis d’organiser le référendum d’autodétermination. Mais il n’en est rien», dénonce-t-il. Selon lui, c’est l’un des messages forts que l’Eucoco doit lancer à l’adresse de la communauté internationale.

Le deuxième message est, ajoute-t-il, à envoyer au peuple sahraoui, qui résiste tant dans les camps des réfugiés de Tindouf qu’à l’intérieur des territoires sahraouis occupés, pour le soutenir. «Nous devons également dire non à ce scandale qui est l’accord de Madrid (14 novembre 1975)», ajoute-t-il, en dénonçant les agissements du Maroc. Pour Pierre Galan, les politiciens, notamment en Occident, doivent agir pour régler ce conflit. «C’est aux politiciens qu’il faut demander de régler ce problème. On va continuer à exiger du Parlement espagnol qu’il s’implique», explique-t-il, en demandant aux participants de faire un travail de proximité en vue de sensibiliser les opinions sur cette cause.

Prenant la parole, le président du Parlement saharoui, Khatri Addouh, souligne, lui aussi, la grande responsabilité des Nations unies dans ce statu quo.

«Le Maroc est l’auteur des génocides»

«Le Maroc, est sans doute, responsable de cette situation. Mais le Conseil de sécurité de l’ONU est aussi responsable, car il a échoué à organiser un référendum d’autodétermination depuis 1991», déplore-t-il. Khatri Eddouh dénonce aussi le rôle négatif de la France, membre du Conseil de sécurité de l’ONU, qui a été, selon lui, le plus grand obstacle au respect de la légalité internationale. «L’Espagne, elle aussi, est partie prenante de ce conflit, car elle était impliquée directement dès le début de cette colonisation et elle continue à l’être jusqu’à aujourd’hui», enchaîne-t-il.

En réponse à l’accusation qui pèse sur le président sahraoui, Brahim Ghali, Khatri Eddouh affirme que c’est l’occupant marocain qui «commet des génocides, qui viole au quotidien le droit international, qui emprisonne et torture des Sahraouis dans les territoires occupés». Dans ce sens, le président du Parlement sahraoui appelle à doter la Minurso d’un mécanisme lui permettant de faire respecter les droits de l’homme dans la région.

Pierre Galan n’a pas manqué, à son tour, de dénoncer «les manœuvres marocaines» qui confirment que le royaume est aux abois. Les accusations portées contre Brahim Ghali s’inscrivent, selon lui, dans la même logique. «Tous les mouvements de libération ont été confrontés à ce genre de situation, où les forces occupantes, usant du droit, accusaient souvent leurs adversaires de terroristes et de fautes pénales», souligne-t-il, en citant le cas des leaders du FLN historique et de Nelson Mandela en Afrique du Sud.

Les travaux de la conférence, qui se sont poursuivis jusqu’à une heure tardive, ont été marqués par le vibrant hommage rendu au président sahraoui décédé Mohamed Abdelaziz. L’hommage a eu lieu en présence de sa veuve qui a aussi apporté son témoignage sur la vie du leader sahraoui qui, dit-elle, «n’avait aucun répit et ne ménageait aucun effort pour défendre la cause».

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20

Créée en 1954 la Journée mondiale de l’enfance est célébrée dans le monde entier le 20 novembre.
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 20 novembre 1959 la Déclaration des droits de l’enfant et le 20 novembre 1989 a été signée la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (CIDE). Ces textes soulignent que l’enfant a, entre autres, le droit à l’égalité sans distinction de race, de religion ou de nationalité et également le droit à la protection contre toute forme de cruauté, de négligence et d’exploitation. La majorité des enfants du monde vivent dans des sociétés qui respectent leurs droits.

En Palestine occupée, les enfants représentent des cibles privilégiées pour les soldats de l’armée israélienne qui n’hésitent pas à les tuer, les arrêter et les humilier. Durant les guerres menées contre la bande de Ghaza en 2008, 2012 et 2014, des milliers d’enfants palestiniens ont été tués ou blessés.

En Cisjordanie occupée, l’autre partie des Territoires palestiniens occupés, les enfants sont arrêtés quotidiennement.
A cette occasion, le Club des prisonniers palestiniens a publié un communiqué dans lequel il indique que plus de 350 enfants palestiniens sont détenus dans des camps ou dans des prisons israéliens. Parmi ces enfants détenus, il y a une douzaine de filles mineures. Selon des statistiques de cet organisme palestinien s’intéressant aux affaires des prisonniers, les forces de l’occupation israélienne ont arrêté 2000 enfants, dont une majorité dans la ville sainte d’El Qods, depuis la fin 2015. Le communiqué a évoqué toutes les violations commises par les autorités de l’occupation contre les enfants palestiniens, dont certaines ont été assimilées à des crimes de guerre.

En effet, les soldats israéliens tirent souvent directement, avec des balles réelles, sur des enfants palestiniens avec l’intention délibérée de les tuer. Il parle aussi des conditions de leur arrestation et comment ils sont soumis à des interrogatoires très durs où ils sont généralement passés à tabac pour tenter de leur soutirer des aveux. Les enfants détenus sont souvent laissés sans nourriture ni eau durant de longues heures, sauvagement brutalisés, insultés, menacés et terrorisés, a souligné le Club des prisonniers palestiniens.

Au cours de l’année 2016, le nombre des enfants arrêtés a grimpé. Des lois et des projets de loi à caractère raciste ont été approuvés par le Parlement israélien. Plusieurs condamnations à de lourdes peines de prison et de fortes amendes ont été prononcées par les tribunaux militaires israéliens contre des enfants palestiniens. Le cas d’Ahmad Manasra, de la ville sainte d’El Qods, âgé de 14 ans seulement, qui a été récemment condamné à 12 ans de prison et à une amende de 180 000 shekels (plus de 45 000 dollars américains), a été rappelé par le Club des prisonniers, indiquant que plusieurs autres enfants attendent leur jugement. Manasra vient d’être transféré dans une prison israélienne pour adultes. A la fin de ce communiqué, un appel a été lancé aux organismes internationaux, à leur tête l’organisation onusienne Unicef, pour faire de plus grands efforts afin de protéger les enfants palestiniens. 

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20

Égypte : Le président du syndicat de la presse condamné à 2 ans de prison

Le président du syndicat de la presse égyptienne et deux de ses collaborateurs ont été condamnés hier à deux ans de prison chacun pour avoir abrité deux reporters, des «hommes recherchés par la justice», a précisé un responsable judiciaire. Yehya Kallache, le secrétaire général du syndicat, Gamal Abdelrahim, et le chef de sa commission des libertés Khaled Elbalshy étaient jugés depuis juin.
Un raid de la police, début mai au siège de ce syndicat, avait entraîné l’arrestation de deux reporters, Amro Badr et Mahmoud Saqqa, recherchés pour avoir «incité à manifester». Le tribunal a par ailleurs fixé une caution de 10 000 livres égyptiennes (580 euros) chacun, leur permettant de rester en liberté.

Une loi interdit en Egypte depuis novembre 2013 tout rassemblement non autorisé par le ministère de l’Intérieur. MM. Kallache, Abdelrahim et Elbalshy avaient ensuite été placés en garde à vue fin mai. Ils ont été depuis relâchés.

Bombardements à Alep Washington met en garde Damas et Moscou

La conseillère américaine à la sécurité nationale Susan Rice a condamné hier les «atroces» bombardements qui ont visé des hôpitaux dans les quartiers rebelles de la ville syrienne d’Alep, mettant en garde Damas et Moscou contre les conséquences de tels actes. «Les Etats-Unis condamnent fortement les terribles attaques contre des installations médicales et des travailleurs humanitaires. Il n’y a pas d’excuse pour ces actes atroces», a déclaré Mme Rice. «Le régime syrien et ses alliés, la Russie en particulier, sont responsables des conséquences immédiates et sur le long terme de tels actes.»
Barack Obama est arrivé dans la nuit de vendredi à samedi à Lima, ultime étape de son dernier déplacement à l’étranger en tant que président des Etats-Unis, pour participer au sommet qui regroupe les 21 économies de l’Asie-Pacifique. Le président russe Vladimir Poutine est également présent.

Des bombardements d’une violence inouïe menés par le régime syrien à Alep ont tué au moins 27 civils, détruit l’un des derniers hôpitaux du secteur et forcé les écoles à fermer leurs portes. Pour le cinquième jour consécutif, des roquettes, des obus et des barils d’explosifs s’abattent dans un bruit terrifiant, en faisant trembler le sol et les immeubles, témoigne le correspondant de l’AFP dans les quartiers est de la deuxième ville de Syrie, principal front du conflit.

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